Analogique.




Nos vies basculent et se séparent ici. Toi et ta violence, la violence de tes mots et de tes actes ou non-actes envers moi. La fragilité qui me couvre de honte a trop vécu à tes côtés pour ne pas se renforcer. Je suis fragile, à cause de toi, par toi, avec toi. Et je ne le veux plus. Je voudrais du soleil, un amour véritable et incroyablement important à tes yeux. Tellement de souvenirs qui s'en vont être bafoués, loin dans ma mémoire, écrasés, ternis, détruits si je le pouvais. Quitte ma vie comme je te quitte à présent, dans le calme incandescent qui suit l'éruption de la colère, lorsque le volcan a cessé de cracher et que sa lave encore brulante finit sa course le long des pentes abruptes de la plaine environnante. Sur un pont inachevé entre nous et le ciel, comme disait la chanson. Nos vies basculent et se séparent ici.



Nobody knows, how it really feels, to be in my skin ..
How it really feels to be in your arms ..
How it really feels to stay here and wait for a new world ..

Nobody knows how it feels to be in love under this deep sky ..

<3



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# Posté le vendredi 28 novembre 2008 11:18

Modifié le samedi 28 mars 2009 17:04

Antigone


« La vie n'est pas ce que tu crois. C'est une eau que les jeunes gens laissent couler sans le savoir, entre leurs doigts ouverts. Ferme tes mains, vite. Retiens-la. Tu verras, cela deviendras une petite chose dure et simple qu'on grignote, assis au soleil. Ils te diront tous le contraire, parce qu'ils ont besoin de ta force et de ton élan. Ne les écoute pas. Cela ne sera pas vrai. Rien n'est vrai que ce que l'on ne dit pas... Tu l'apprendras toi aussi, trop tard, la vie, c'est un livre qu'on aime, c'est un enfant qui joue à vos pieds, un outil qu'on tient bien dans sa main, un banc pour se reposer le soir devant sa maison. Tu vas me mépriser encore, mais de découvrir cela, tu verras, c'est la consolation dérisoire de vieillir. La vie ce n'est peut-être tout de même que le bonheur ... »

# Posté le lundi 28 janvier 2008 12:16

Modifié le samedi 28 mars 2009 17:04

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Peur de s'écrouler au milieu de cette montagne de choses à faire, à penser, à réaliser, à apprendre. C'est facile de s'enfoncer dans son lit, de tirer la couette à soi et de rêvasser à ce qu'on pourrait être si on était moins mou, moins faible, moins fainéant. Les adjectifs et termes ne manquent pas pour désigner cette langueur, cette torpeur dont on ne sort pas, sauf pour aller aux cours, si peu nombreux d'ailleurs dans la semaine. Et puis arrive le moment où même les courses deviennent futiles, le frigidaire se vide et ne se remplit plus, la junk-food devient la raison d'être d'un estomac nourri 1 repas sur 10. On boit de l'eau, on s'affaiblit, on devient blafard. Le sommeil quitte les nuits devenues agitées et mornes. Les nerfs lâchent, par grappes, les forces quittent le corps toujours en position allongée. Tu restes là, prostré, ne sachant que faire pour te motiver à bouger.
"Vous êtes au bord de la dépression, je vais finir par vous mettre sous anti-dépresseurs, et je ne plaisante pas Mademoiselle."
Merde .. Tu ne t'étais pas rendue compte que tu coulais à ce point. Tu sortais un peu, tu voyais des amis, ton petit ami, tes parents, tu prenais goût à de la musique sympa. Mais dans le fond, tout ça n'était que sottises, stratagèmes de ton esprit pour te laisser croire à un petit coup de blues passager. Mais quand le mec en face de toi te parle dépression, calmants, psychologue, tu te dis qu'il est peut-être temps de réagir. Il ne peut pas être trop tard. Tu laisses tes idées moroses de côté, et tu te bouges. Compris ?

# Posté le jeudi 22 janvier 2009 20:39

Modifié le vendredi 17 juillet 2009 13:55